Renforcer l’autonomie des femmes grâce à un meilleur accès aux services financiers durables
Au Kenya, les femmes effectuent la plupart des tâches liées à l’élevage de volailles – nettoyage, alimentation et soins des animaux – mais leur accès à la propriété des élevages avicoles et leur participation à la prise de décision restent limités. Pour relever ces défis, renforcer les compétences des femmes et améliorer leur accès au financement, l’institution de microfinance kenyane Yehu a proposé des formations sur l’élevage de volailles et de l’éducation financière. Elle a également dispensé à un groupe sélectionné de femmes une formation axée sur les questions de genre. Ce projet a été développé en collaboration avec SSNUP et son partenaire SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement), ainsi qu’avec Soluti, son affilié en Afrique de l’Est.
SSNUP a commandité une enquête de perception auprès de 220 éleveurs de volailles participants, dont 84 % étaient des femmes, afin d’évaluer les effets du renforcement des capacités fourni. À la suite des formations sur l’élevage de volailles et de l’éducation financière, les petites éleveuses de volaille ont augmenté leur production et leur participation aux décisions financières.
Comme l’explique une agricultrice : « La formation sur le genre m’a permis d’acquérir davantage de connaissances sur la manière de m’assurer de réaliser un bénéfice grâce à l’élevage de volailles. De plus, l’autre formation que nous avons reçue sur la gestion financière m’a aidée à trouver constamment de nouvelles idées pour obtenir davantage de revenus. »
Pour la majorité des participants, les formations ont entraîné une amélioration des pratiques agricoles (92 %) ainsi qu’une augmentation de la production (87 %). 57 % ont déclaré avoir enregistré une hausse de leurs revenus, ce qui suggère qu’un soutien supplémentaire est nécessaire, notamment pour réduire les coûts des intrants et améliorer l’accès aux marchés, ou qu’une période plus longue est nécessaire pour que les résultats se reflètent sur les revenus.
L’enquête a également conclu que la formation axée sur les questions de genre contribue à faire évoluer le pouvoir de décision : 82 % des participantes déclarent désormais avoir davantage d’influence sur les décisions financières au sein de leur ménage.